Date de sortie : 23 Août 2000
Réalisé par Dominic Sena
Acteurs: Nicolas Cage, Delroy Lindo, Will Paton
Film américain.
Genre : Thriller, Action
Durée : 1h 58min.
Année de production : 2000
Titre original : Gone in sixty seconds

Introduction

Pour sauver son frère Kip qui est entre les mains du redoutable Raymond Calitri, Memphis, un ancien braqueur de voitures, doit voler cinquante bolides d’exception en une nuit. Ses ennemis, ses amis, celle qu’il a toujours aimée et la police, qui n’a jamais réussi à le coincer, l’attendent au tournant.

Secrets de tournage

Des voitures au nom de femme

Dans 60 secondes chrono, Angelina Jolie et Nicolas Cage braquent de nombreux véhicules. Ceux-ci possèdent un nom de code – en l’occurrence un prénom de jeune femme – qui permet aux braqueurs de réaliser leurs méfaits en toute discrétion. Les quatre Mercedes présentes dans le film se prénomment ainsi Dorothy (32 1957 Mercedes Benz 300 SL/Gullwing), Donna (33 1999 Mercedes Benz CL 500), Samantha (34 1999 Mercedes Benz S 600) et Ellen (35 1998 Mercedes Benz SL 600).

Dominic Sena, réalisateur

Réalisateur de films publicitaires et de clips (Sting David Bowie, Tina Turner, Bryan Adams, Steve Winwood, Fleetwood Mac et Janet Jackson), Dominic Sena a réalisé son premier film pour le cinéma en 1993 :Kalifornia, avec Brad Pitt, Juliette Lewis et David Duchovny. 60 secondes chono est son second long métrage.

Une équipe de Shelby?

11 répliques de Shelby furent nécessaires pour le tournage du film. Si toutes présentaient le même aspect extérieur, chacune a été conçue avec un but spécifique : certaines devaient aller très vite sur une ligne droite, d’autres avaient des systèmes de freinage spéciaux et une direction à crémaillère et pignons et des suspensions renforcées pour pouvoir effectuer des tête-à-queue, des freinages en catastrophe et des dérapages plus spectaculaires.

Une des Shelby a été fabriquée avec une direction dérivée dissimulée à droite à l’arrière : un cascadeur pouvait ainsi s’asseoir avec Nicolas Cage et contrôler le véhicule pendant les séquences complexes et dangereuses afin que l’acteur puisse les interpréter lui-même.

Eleanor, la voiture vedette

Eleanor, la voiture héroïne du film, est une Shelby Mustang GT 500 1967. Jeff Mann, le chef décorateur proposa plusieurs modèles à Jerry Bruckheimer : le dernier modèle de chez Carroll Shelby, un roadster à deux places Series 1 et une GT 40, type Le Mans, construite par Ford.

Jerry Bruckheimer décida de prendre la Mustang Shelby GT 500 et de la « remodeler ». « Sa décision était à double tranchant » souligne J.Mann. « Nous voulions une voiture aussi agressive et sexy que possible à l’image, sans qu’elle s’éloigne du modèle et offense ainsi les puristes de la Shelby. »

Jeff Mann, chef décorateur, passionné d’automobiles

« Je répare et restaure des voitures depuis que je suis au lycée. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu des carburateurs sur la table de la salle à manger, même quand j’étais enfant. J’ai grandi nourri par l’admiration des voitures étrangères, puis j’ai découvert les américaines, les moteurs gonflés et les bolides customisés.

Ce film parle de l’amour et de la fascination pour les voitures, et ce c?ur émotionnel du scénario sonnait vrai pour moi. Dominic (Sena) m’a souvent demandé de lui donner mon point de vue en tant que passionné? »

Collaboration Cage/Bruckheimer

Avec 60 secondes chono, elles sont au nombre de trois, car il faut ajouter Rock et Les ailes de l’enfer.

Nicolas Cage à propos du film original

« J’ai été très surpris de découvrir le nombre impressionnant de gens qui connaissent le film original. Il fait partie de ces classiques que l’on ne cite que rarement, mais que chacun a vu et aimé. Il y avait dans ce film une poursuite de 40 minutes qui en était le point culminant, mais 60 secondes chrono se concentre d’abord sur les relations entre les personnages et sur leurs motivations. »

Jerry Bruckheimer, le producteur, à propos du film

« ? c’est davantage qu’un simple remake. Il s’agit d’une refonte complète du film original. Il était essentiel pour nous de conserver intact l’esprit du premier film, mais nous avons donné une nouvelle ampleur et un rythme plus rapide à l’histoire. Les personnages principaux ont aussi été approfondis. L’esprit de passion demeure, il est simplement replacé dans notre époque où tout s’accélère?

Ce film ne s’adresse pas uniquement aux amateurs de voitures, loin de là. C’est avant tout l’histoire passionnante d’un homme qui veut désespérément mener une vie honnête et honorable (?) qui doit faire des choix (?). »

Critiques

« Le Parisien » Eric Leguèbe

Cette course à la mort infernale se déroule sans la plus petite panne de suspense. La mécanique est à la fois impeccable et implacable.

« CPlanète » Olivier Salvano

(…) des stars, un scénario qui tient la route, des héros à la psychologie peu complexe mais attachante, des méchants caricaturaux, et surtout? des scènes sur-vitaminées (…). Mais le cocktail, cette fois-ci, ne prend pas.

« Studio Magazine » Juliette Michaud

Alors, bien sûr, on en a pour son argent question adrénaline et auto-tamponneuses (…). Mais aussi rutilante soit-elle, la carosserie sans moteur, ça ne tourne pas !

« L’Express » Stéphane Brisset

(…) personnages pittoresques, scénario asthmatique, mais action incessante. La qualité des participants à cette entreprise de divertissement (techniciens et casting avec Nicolas Cage en tête) lui assure une efficacité indéniable.

« Télérama » Aurélien Ferenczi

(…) l’histoire bêta d’un gang de voleurs de bagnoles très haut de gamme dirigé par Nicolas Cage.

« Impact » Benjamin Rozovas

(…) le projet tient en six mots – quelque chose comme « voler 50 voitures en une nuit » – et sa fastueuse inconséquence n’autorise pas Dominic Sena (Kalifornia) à faire des miracles.

« Le Nouvel Observateur » ePascal Mérigeau

Poursuites en bagnoles, crissements de pneus, froissements de tôles, vroum-vroum en tous genres. C’est carrément décervelé.

« Le Monde » Anne Le Mouëllic

60 secondes chrono pêche d’abord par la faiblesse de son scénario (…). La présence de deux acteurs oscarisés (Nicolas Cage, Angelina Jolie) ne sauve pas ces 60 secondes qui se traînent. La pauvreté des dialogues ne les aide pas (…)

« Première » Christian Jauberty

(…) le moteur aurait bien besoin d’une vidange. L’intrigue, les personnages, leurs relations, sont absolument consternants. Les comédiens font principalement acte de présence.

Publié dans Films par admin Le 15 fév 2012