Date de sortie : 18 Février 2004 .
Réalisé par Joseph Kahn Avec Martin Henderson, Ice Cube, Monet Mazur
Film américain.
Genre : Action
Durée : 1h 30min.
Année de production : 2002
Interdit aux moins de 12 ans

L’heure est venue pour le biker Cary Ford de retrouver sa compagne, Shane, et de régler quelques comptes…

En quittant précipitamment sa ville six mois plus tôt, Ford était en possession de plusieurs motos appartenant au trafiquant et chef de bande des Hellions, Henry. Ce dernier entend bien récupérer son bien… et la drogue dissimulée dans les réservoirs de ses superbes engins. Lorsque Ford se montre intraitable, Henry le balance au chef des Reapers, Trey, en l’accusant d’avoir tué le frère de celui-ci.

Ford ne peut désormais plus compter que sur ses fidèles et inséparables amis, Dalton et Val. Cible de deux gangs rivales assoiffées de violence, il lui faut prouver au plus tôt son innocence, échapper aux agents du FBI lancés à ses trousses à travers le désert… et convaincre Shane de lui donner une seconde chance.

Secret de tournage

Du vidéoclip au long-métrage, le producteur Neal H. Moritz confirme son penchant pour les grosses productions chargées d’adrénaline. Parmi les longs-métrages produits par l’Américain, citons xXx, S.W.A.T. unité d’élite ou encore Fast & furious et sa suite. Deux derniers exemples motorisés en forme de gage de qualité pour le projet Torque.

Pour réaliser Torque, le choix de la production s’est porté sur Joseph Kahn, novice dans le milieu cinématographique mais très réputé pour son activité de clippeur. L’Américain a mis en scène plus de 200 vidéos musicales pour des artistes de renom tels que U2, Eminem, Moby, Britney Spears, Muse ou Ice Cube, avec lequel il collabore d’ailleurs à nouveau dans Torque.

Un film d’action romantique

Si Torque est avant tout un film d’action, il possède d’autres éléments. Pour le réalisateur Joseph Kahn, « ce projet est particulièrement riche sur le plan visuel et l’ancrage romantique de l’action lui apporte une dimension supplémentaire, introduit une dose d’émotion qui renforce l’identification aux personnages et vous entraîne plus avant dans la fiction. »

Les motos sur grand écran

De nombreux longs métrages ont mis en vedette des véhicules à deux roues, en tête desquels Easy Rider, réalisé par Dennis Hopper en 1969. Le genre connaît son apogée dans les années 60 et 70, la culture Bikers se voyant notamment défendue par le réalisateur Roger Corman (Les Anges sauvages, 1966) ou symbolisée par l’acteur Peter Fonda. Hells Angels on Wheels (1967) et The Rebel Rousers (1970), avec Jack Nicholson, ou encore Vas-y, fonce, réalisation du même Nicholson, participent également à la popularité des deux roues sur grand écran. Plus récemment, les motos ont été mises à l’honneur dans Terminator (1984), Violetta, la reine de la moto (1997), Biker boyz (2003), Matrix reloaded (2003) et donc Torque (2004).

Un look authentique et contemporain

L’objectif premier du réalisateur Joseph Kahn a été de donner à ses personnages une vraie crédibilité. Allure générale, costumes, coiffures, maquillages ou tatouages : tout a été fait pour rendre le look des héros aussi authentique et contemporain que possible. Joseph Kahn précise : « La plupart de nos personnages sont basés sur des archétypes : il y a le petit rigolo, le mec sexy, la fille aux nerfs d’acier, la méchante. L’astuce était de leur donner une coloration autre, frôlant l’abstraction. »

Un entraînement de « biker » accompli

Les comédiens de Torque se sont astreints à un entraînement très pointu pour devenir de vrais motards. Une formation se déroula un mois durant dans l’enceinte d’un gigantesque parking de Los Angeles, sous la houlette du chef cascadeur Lance Gilbert. Celui-ci note : « En dehors des cascades proprement dites, les acteurs devaient être à l’aise sur leurs motos, pour que le public les prenne au sérieux. Ils devaient avoir un langage corporel authentique, une façon particulière d’appréhender l’espace du regard, de monter et descendre de moto comme s’ils l’avaient déjà fait des millions de fois. »

70 motos au départ

La production de Torque utilisa 70 motos pour les besoins du tournage, dont le modèle Y2K de Marine Turbine Technologies, engin réputé le plus rapide au monde et dont seulement dix exemplaires existent à l’heure de la sortie du film.

Dominic Sena, réalisateur

Réalisateur de films publicitaires et de clips (Sting David Bowie, Tina Turner, Bryan Adams, Steve Winwood, Fleetwood Mac et Janet Jackson), Dominic Sena a réalisé son premier film pour le cinéma en 1993 :Kalifornia, avec Brad Pitt, Juliette Lewis et David Duchovny.

60 secondes chono est son second long métrage.

Une équipe de Shelby?

11 répliques de Shelby furent nécessaires pour le tournage du film. Si toutes présentaient le même aspect extérieur, chacune a été conçue avec un but spécifique : certaines devaient aller très vite sur une ligne droite, d’autres avaient des systèmes de freinage spéciaux et une direction à crémaillère et pignons et des suspensions renforcées pour pouvoir effectuer des tête-à-queue, des freinages en catastrophe et des dérapages plus spectaculaires.

Une des Shelby a été fabriquée avec une direction dérivée dissimulée à droite à l’arrière : un cascadeur pouvait ainsi s’asseoir avec Nicolas Cage et contrôler le véhicule pendant les séquences complexes et dangereuses afin que l’acteur puisse les interpréter lui-même.

Eleanor, la voiture vedette

Eleanor, la voiture héroïne du film, est une Shelby Mustang GT 500 1967. Jeff Mann, le chef décorateur proposa plusieurs modèles à Jerry Bruckheimer : le dernier modèle de chez Carroll Shelby, un roadster à deux places Series 1 et une GT 40, type Le Mans, construite par Ford.

Jerry Bruckheimer décida de prendre la Mustang Shelby GT 500 et de la « remodeler ». « Sa décision était à double tranchant » souligne J.Mann. « Nous voulions une voiture aussi agressive et sexy que possible à l’image, sans qu’elle s’éloigne du modèle et offense ainsi les puristes de la Shelby. »

Jeff Mann, chef décorateur, passionné d’automobiles

« Je répare et restaure des voitures depuis que je suis au lycée. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu des carburateurs sur la table de la salle à manger, même quand j’étais enfant. J’ai grandi nourri par l’admiration des voitures étrangères, puis j’ai découvert les américaines, les moteurs gonflés et les bolides customisés.

Ce film parle de l’amour et de la fascination pour les voitures, et ce c?ur émotionnel du scénario sonnait vrai pour moi. Dominic (Sena) m’a souvent demandé de lui donner mon point de vue en tant que passionné? »

Collaboration Cage/Bruckheimer

Avec 60 secondes chono, elles sont au nombre de trois, car il faut ajouter Rock et Les ailes de l’enfer.

Nicolas Cage à propos du film original

« J’ai été très surpris de découvrir le nombre impressionnant de gens qui connaissent le film original. Il fait partie de ces classiques que l’on ne cite que rarement, mais que chacun a vu et aimé. Il y avait dans ce film une poursuite de 40 minutes qui en était le point culminant, mais 60 secondes chrono se concentre d’abord sur les relations entre les personnages et sur leurs motivations. »

Jerry Bruckheimer, le producteur, à propos du film

« ? c’est davantage qu’un simple remake. Il s’agit d’une refonte complète du film original. Il était essentiel pour nous de conserver intact l’esprit du premier film, mais nous avons donné une nouvelle ampleur et un rythme plus rapide à l’histoire. Les personnages principaux ont aussi été approfondis. L’esprit de passion demeure, il est simplement replacé dans notre époque où tout s’accélère?

Ce film ne s’adresse pas uniquement aux amateurs de voitures, loin de là. C’est avant tout l’histoire passionnante d’un homme qui veut désespérément mener une vie honnête et honorable (?) qui doit faire des choix (?). »

 

Publié dans Films par admin Le 15 fév 2012